Quartier façon littérature… Texte de départ
Il prend son café tous les matins au Café Gourmand. Ensuite, il remonte la rue J.J Bel vers la Place du Chapelet. Il tourne à droite, rue. Il a salué 2 antiquaires, mais aussi cette charmante personne qui habite au-dessus de sa boutique. Il se surprend comme amoureux. D'ailleurs, il y a un peu de soleil ce matin…
Façon roman contemporain :
Tous les matins, chaque matin, pareil, un café à Laurent il demande. Tous les matins, se brûle au café. Trop pressé.
Il marche, s'arrête devant les Bonzaïs. Leur ressemblera s'il continue : dans un pot, épanoui mais dans un pot.
Bonjour, Bonjour, il est poli. Il les aime bien.
Il la croise devant la porte. Sûr qu'il a rougi. À son âge.
Tombe dedans. Directement. Dans l'amour fou. N'y voit plus rien. C'est le soleil… C'est ce qu'il invente dans un premier temps.
Façon rapport de Police :
9 h : l'homme quitte le Café couleur Café, rue des 3 conils. Il porte un costume sombre.
Il marche rue des 3 Conils en direction du Jardin de la Mairie. Démarche tranquille. L'homme n'a pas l'air pressé. Tourne rue Bouffard.
Mots échangés avec deux personnes, sexe masculin. Conversation sur le temps qu'il fait.
Croise devant son magasin, un jeune homme, puis une jeune fille. Tous deux sortent du même immeuble. L'homme salue de la tête.
9h20 : l'homme reste 5 minutes sans bouger face au soleil. Puis rentre à l'intérieur de son magasin.
Façon Gazette :
Amoureux Fou !
Une fois de plus, notre charmant voisin a prouvé qu'il était un cœur d'artichaud : il ne lui aura fallu que quelques instants pour séduire.
Ceux qui l'ont croisé ce matin-là racontent qu'il semblait perdu, lunatique. Certains disent même qu'il n'aurait pas dit bonjour…

Façon surréaliste :
À cette heure jaune du matin, au Couleur Café (que j'aime…) il voit dans le noir du mar un signe. Levant sa tête d'écureuil, et bondissant, il part et marche. La rue des 3 lapins rencontre la rue Bouffard. Et lui, il parle avec les monsieurs qui fouillent dans les greniers. Ne dira rien d'intéressant. La pluie, le beau temps.
Tout à coup, orangé et rouge, le soleil, son pull… Avec au-dessus, ce visage pâle. Coupé en deux par un sourire. Immense.
Vertiges. Il s'étrangle au fond des poumons. En amour : il s'effondre.
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